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Il se dégage un consensus sur le caractère universel de linstruction. Vu le rôle primordial quil est appelé à jouer dans la vie des communautés, léducation en tant que bien doit être accessible à tous. Pourtant le système éducatif haïtien ne sest pas encore donné les moyens daccueillir les enfants qui sont de plus en plus nombreux à frapper chaque année à sa porte. LEtat Haïtien nassure lenseignement que pour 20% de la population dâge scolaire et le reste doit nécessairement s'adresser au privé. Daprès les chiffres publiés par le Ministère de lEducation Nationale de la Jeunesse et des Sports dans son 'diagnostic technique du système éducatif haïtien'' on estime que près dun million denfants en âge scolaire ne fréquentent ou nont jamais fréquenté aucune école. Non seulement la capacité du système ne répond pas, les enfants qui parviennent à franchir ce mur dobstacle narrivent pas toujours au bout du cycle d'étude quils ont commencé. La constitution haïtienne en son article 32 stipule que 'lEtat garantit le droit à léducation. Il veille à la formation physique, intellectuelle, morale, professionnelle, sociale et civique de la population''. Larticle 32 prévoit que 'la première charge de lEtat et des collectivités territoriales est la scolarisation massive, seule capable de permettre le développement du pays". Le professeur Gerson Richemé explique le manque daccès des enfants à lécole par labsence de contrôle de lEtat sur lensemble du système. « LEtat Haïtien narrivant pas à jouer son rôle de régulateur est à la remorque du secteur privé. Dautant que ses écoles ne sont pas les mieux pourvues ». Monsieur Gerson insiste pour dire que la pauvreté et le manque de motivation de certains parents en ce qui a trait à limportance de linstruction sont des facteurs dont il faut tenir compte. Son avis est partagé par le professeur Oldrich qui prévient dentrée de jeu, que garantir lenseignement veut dire pour lui garantir la qualité de lenseignement. Ce dernier estime que tout ceci ne peut se faire quà la condition qu'enseignants et élèves se retrouvent dans un environnement propice au travail. Le professeur Oldrich cite le chômage, linsuffisance décoles publiques, labsence de motivation des parents comme facteurs limitatifs à la scolarisation. Tout d'abord, sur plan économique, les conditions difficiles d'existence des parents les empêchent de répondre convenablement aux dépenses que nécessitent l'admission de leurs enfants à l'école. Les frais de scolarité, l'achat des fournitures classiques obligent beaucoup d'enfants à rester dans la rue. En milieu rural le problème se pose avec le plus dacuité vu que la campagne a toujours été traitée en parent pauvre par rapport au reste du pays. Certains parents préfèrent retenir leurs enfants à la maison pour s'adonner à d'autres tâches telles que : les travaux des champs, le commerce et les soins ménagers. Il est un fait que la scolarisation massive qui a marqué la période 1980-1998 n'a pas su résorber la demande d'éducation sans cesse en hausse dans le pays. Dans ce contexte le programme de la scolarisation universelle initiée par le ministère de léducation nationale ne peut-être que la bienvenue. Le ministère compte scolariser pour lannée 2001- 2002, 100.000 nouveaux enfants dans le cadre de ce programme qui doit sétendre sur trois (3) départements du pays. Les Nippes (11.309 dont 5046 filles); le Sud (51919 dont 24218 filles) et la Grande-Anse (36228 dont16482 filles). Dépendamment de leur âge, ces enfants sont répartis en trois (3) catégories; la première qui comprend les enfants âgés de 6 à 7 ans suivront les programmes de 6 années du curriculum de l'école fondamentale; la seconde catégorie qui comprend les enfants âgés de 8 à 9 ans suivront un programme accéléré. La troisième pour les enfants âgés de 10 à 12 ans qui devront suivre un programme spécial de 3 ans, développé par le Ministère de l'Education Nationale de la Jeunesse et des Sports. A travers ces stratégies, le ministère souhaite permettre aux enfants, selon leur âge de récupérer les années perdues et de réintégrer normalement le système formel de l'éducation. [715 mots]
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