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Des organisations écologiques à travers le monde ont enclenché une gigantesque campagne en vue d'attirer l'attention de nos dirigeants sur un éventuel désastre écologique à l'échelle mondiale si des dispositions appropriées ne sont pas prises pour protéger notre environnement. La protection de l'éco-système avec lequel l'homme est d'ailleurs en interaction dynamique concerne tant les pays développés que ceux dits sous développés. Les sociétés industrialisées dans leur course effrenée aux biens de consommation ont su développer une technologie de pointe qui, mis à part ses avantages a aussi apporté son lot de difficultés pour l'homme. Dans la plupart des pays du tiers-monde, la situation d'extrême pauvreté pousse les populations à la dégradation de l'environnement. Monsieur Jean Camille Bissereth, responsable du CEHPAPE (centre
haïtien pour la promotion de l'agriculture et la protection
de l'environnement ) présente un tableau sombre de la situation
écologique d'Haïti expliquant que la dégradation
de l'environnement haïtien est assez prononcée. Il a
souligné le grave problème que constitue l'hygiène
publique en précisant que 80% de l'air que nous respirons
est souillé de matières fécales, ce qui d'après
lui, affecte les enfants qui sont atteints généralement
de typhoïde et de diarrhée, deux maladies liées
à la dégradation de l'environnement. La coupe effrénée des arbres, la culture intensive de certaines aires déclives en milieu rural et en milieu urbain, l'occupation de certaines zones insalubres (marécages, ravins terrains remblayés du littoral) constituent le lot des populations pauvres. En Haïti, les problèmes relatifs à l'érosion, la pollution et la disparition de certaines espèces de notre flore et de notre faune sont légions. Selon les statistiques disponibles, 72% de la population haïtienne vivent à la campagne. Cependant de vaste domaines restent non exploités et sont concentrés entre les mains de propriétaires fonciers et feudataires communément appelés « grandon ». Le paysan abandonné à lui-même voit toute sa force de travail se réduire à la culture d'un lopin de terre pour trouver juste de quoi nourrir sa famille. Se sentant comdamnés à une mort lente, nos braves paysans se sont adonnés malgré eux à la coupe effrénée des arbres. Nos mornes autrefois verdoyants, nos forêts jadis vierges sont maintenant dénudés et les pertes annuelles de terre arable sont évaluées à 17 millions de tonnes par an. Ce qui correspond à 1000h de terre érodée pour 10cm d'épaisseur de sol. La république d'Haïti perd donc 32 tm de sol toutes les minutes. La reserve forestière calculée à 20% de la superficie totale du pays en 1950 etait réduite à moins de 4% en 1990 pour chuter maintenant à 2%. Il pleut rarement aujourd'hui et il fait plus chaud. Les sources se raréfient, le débit des rivières diminuent et les ravines se font plus fréquentes. Cette dégradation accélérée de l'environnement a certainement des incidences graves sur la qualité de la vie des millions d'enfants haïtiens. Ces derniers sont quotidiennement exposés à des maladies telles que : la diarrhée, la malnutrition, les infections respiratoires aigües, la tuberculose et le tétanos. La situation sanitaire du pays est inquiétante avec une population constituée en majorité de jeunes et où beaucoup de familles ne disposent pas de latrines. La capitale haïtienne ne dispose pas de stuctures adéquates la permettant de collecter régulièrement les déchêts de toute sorte produits par la population. Monsieur Bissereth qui prévient que Haïti marche vers la désertification, regrette que nos enfants qui devraient évoluer dans un espace vert, ne vont trouver qu'un désert en héritage. Il a cité les statistiques qui montrent que les haïtiens coupent approximativement 50 millions d'abres par an et en plantent en moyenne un total de 20 millions. Le déficit étant prélevé sur le capital forestier qui s'amenuise d'année en année. Le responsable du CEHPAPE exorte les adultes à créer les conditions pour que les enfants puissent enfin avoir droit à un environnement sain et à un meilleur espace vital. Il propose également d'insérer dans le curriculum un cours sur l'environnement car l'enfant bien imbu de ces réalités deviendra un défenseur de l'environnement auprès de ses parents. « les enfants sauront être un autre type de citoyen formé, informé et responsable, apte à prendre en charge les destinées de son pays. » estime-t-il. Monsieur Bissereth croit nécessaire d'intégrer les enfants dans le recyclage des déchêts ainsi que la production de compostes et de champignons. [715 mots]
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