About this featured photo Link to Home Page Site Map . Contact . Help . Home  
  Regional Programmes . Productions . Resources . About Us
 
 

Productions: Island Beat

Panoscope . Media Briefings . Island Beat . Our Own Voice . Le P'tit Nouvelliste
Order Publications

Les articles d'Island Beat

Se soucier du sort de chaque enfant
Décembre 2001

Par: Jean-François Saint-Félix, Port-au-Prince
English
français
español
kreyol

Tous s‘accordent à reconnaître que les enfants sont l‘avenir de la société. Une société qui ne mise pas sur les enfants est une société sans avenir. C'est ce qui a poussé des organisations locales et internationales à initier une gigantesque campagne en vue de sensibiliser les Etats sur la nécessité de s‘impliquer davantage dans la promotion des droits de l‘enfant.

Beaucoup d‘Etats signataires de la déclaration des droits de l‘enfant, faute de moyens, n‘arrivent pas à élaborer de véritables politiques publiques en faveur des ces derniers. Aujourd'hui, dans nombre de pays en voie de développement, les enfants vivent dans la privation la plus totale.

L‘absence d‘éducation des parents notamment des femmes est patente. Nombre d‘enfants n‘ont pas accès à l‘école, à l‘eau potable et à une diète équilibrée. Ils souffrent notamment de malnutrition, de typhoïde, de diarrhée et d'autres pandémies quand ils ne se retrouvent pas dans la prostitution et la drogue.

Selon OMS ( organisation mondiale de la santé): « près de 12900000 enfants de moins de cinq 5 ans meurent chaque année dans les pays faiblement industrialisés. Ces décès représentent un tiers du total des habitants de la planète qui meurent chaque année. En revanche, les enfants de cet âge qui meurent dans les pays industrialisés sont plus de quarante fois moins nombreux: 284000 exactement.

Le professeur Yves Dorestal, tout en soulignant les obstacles d‘ordre juridique, culturel et psychologique qu‘il faut surmonter pense qu‘il y a un effort à faire pour atteindre le plus grand nombre d‘enfants possibles, montrant que la vie psychologique de l‘enfant commence avec ses relations avec les parents et les groupes pairs, il explique que: « nos actions, si elles sont orientées vers les droits généraux universels doivent nécessairement tenir compte de la personnalité de chaque enfant ». En Haïti, les enfants des milieux défavorisés subissent de plein fouet les ravages de cette

misère noire qui s'abat sur le pays. Et dans la plupart des cas ce n'est pas seulement dans leur vie qu'il sont menacés, c'est également leur survie qui n'est pas assurée.

Beaucoup d'enfants n'ont pas accès à l'éducation. « seulement 55% des enfants d'âge scolaire fréquentent l'école primaire et moins de 50% de ce nombre complèteront le cycle. Seulement 1,7% des 120000 enfants handicapés en âge de scolarisation fréquentent des écoles spécialisées. » lit-on dans le dossier de presse publié en juin 2001 par le mouvement mondial en faveur des enfants.

Le SIDA, la malnutrition, la typhoïde, le tétanos, la rougeole et la diarrhée continuent de faucher la vie de nos enfants. L'eau potable se fait rare. Les infrastructures sanitaires scolaires et sportives sont quasi-inexistantes dans les quartiers populeux. Beaucoup d'enfants ont recours à la prostitution pour gagner leur vie et venir en aide à leur famille.

Saul Estella commissaire départementale de l'ouest intérieur zone métropolitaine, met en relief les difficiles conditions d'existence de ces enfants ." Encore au stade de leur développement leurs besoins de base ne sont pas satisfaits, comme : trouver un repas chaud chaque jour , aller à l'école, se vêtir et se recréer", reconnaît-il

La World Vision, une organisation chrétienne qui intervient dans le domaine du développement, donne une assistance à plus de 34000 enfants répartis dans 5 zones du pays. Il s'agit des départements du sud, de l'ouest (la gônave), du centre du nord et du nord-ouest. Marie Nadine Gaston, responsable du service de communication explique que leurs programmes sont décidés avec les communautés dépendamment des ressources disponibles dans la zone et de leurs besoins prioritaires.

L'organisation met en place un programme de subvention des fournitures classiques, assure la formation pédagogique des instituteurs, prend en charge les frais de scolarité et favorise les échanges sur la problématique de l'enseignement à travers des associations parents/enfants. Dans le cadre du renforcement du système de santé, l'organisation fait construire et/ou donne une assistance aux dispensaires déjà en place.

Et pour suppléer à l'absence de centre de santé dans certaines zones reculées du pays, les agents de santé visitent les enfants et assure la première intervention médicale. Quand le cas nécessite une hospitalisation, World Vision couvre les frais en partie ou en totalité. Le volet d'eau potable, de l'immunisation et de latrinisation permet de réduire de manière substantielle la possibilité pour les enfants d'être atteints de maladies diarrhéiques et intestinales.

Le programme qui inclut un centre de récupération pour les enfants malnouris comprend également d'autres activités telles que : l'encadrement technique aux paysans, les mesures de protection de l'environnement, la distribution de semences d'outils et de crédit aux coopératives.

[770 mots]

Les articles d'Island Beat