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Avec la convention relative aux droits de l'enfant, il semble se dessiner la possibilité de voir un jour que de nouveaux rapports s'établissent entre enfants et adultes. Les rapports traditionnels pourront faire place à d'autres plus équilibrés et plus sains, basés sur le respect et sur une meilleure connaissance de la personnalité de l'enfant. L'enfant devrait être ainsi réhabilité dans tous ses droits, méconnus ou tout simplement ignorés pendant déjà fort longtemps. L'appropriation des droits à l'éducation, à la santé à l'encadrement familial, à un environnement sain et sécuritaire ne peut être concrétisée que dans le cadre de stratégies clairement définies dans une société qui croit sérieusement et sans fard que la cause de l'enfant est une cause humainement et moralement défendable. Cette réflexion engagée sur l'enfance et qui s'est dotée d'un instrument légal pourra permettre de rêver à des jours meilleurs pour tous les enfants de toutes conditions et de tous les continents. Souhait des plus nobles, car des millions d'enfants dans le monde en développement voient leurs droits fouler aux pieds par ceux-là même placés pour les faire respecter. Les décideurs politiques, les parents et tout le corps social en son entier ont le devoir de s'assurer que les enfants ne soient nullement lésés dans leurs droits. Venus Darius développe par sa fonction d'instituteur une proximité avec les enfants. Il propose que les plans de développement en matière de santé et d'éducation prennent en compte le bien-être des enfants. Darius suggère que plus d'écoles publiques soient établies à travers le pays, surtout en milieu rural où beaucoup d'enfants en âge de scolarisation sont gardés à la maison. Il soutient également que le respect des droits sociaux de l'enfant doit être le fondement de tout projet d'avenir. Le non-accès à l'éducation de base constitue une des violations les plus graves des droits fondamentaux de l'enfant, a-t-il fait remarquer. Il suggère de commencer l'éducation de l'enfant à 6 ans au lieu de l'alphabétiser à 40 ans. La situation sanitaire des enfants haïtiens n'est pas des plus enviables. Leur droit à un niveau de vie décent n'est pas respecté. Par manque de soins et d'assainissement, les enfants plus que les adultes sont les premiers à tomber malade et à mourir. Les statistiques disponibles montrent qu'en Haïti, moins de 50% des enfants ont accès à des soins de santé. Selon les résultats préliminaires pour l'année 2000 de l'EMMUS III (Enquête Mortalité, Morbidité et Utilisation des Services), quatre vingt pour mille (80 pr.1000) des enfants ne vivront pas leur première année, 118 pour 1000 (118 pr.1000) ne vivront pas jusqu'à l'age de cinq ans pour causes de mortalité infantile et infanto-juvénile. Seulement 30% des enfants recevront toutes les immunisations exigées pour les protéger contre les maladies. L'eau contaminée et le manque d'hygiène sont les facteurs clés qui contribuent aux incidences élevées de maladies diarrhéiques et intestinales. Selon ces mêmes chiffres repris dans le rapport de presse du mouvement mondial en faveur des enfants de juin 2001 « presque la moitié de la population infantile reçoit moins de 75% de l'apport calorifique exigé quotidiennement. La majorité des enfants haïtiens ne mangent pas à leur faim. Ils ne peuvent se procurer qu'un repas par jour, parfois chaque deux ou trois jours. » [545 mots]
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